Difficile de faire son métier de transporteur avec l'épidémie

Les transporteurs, indispensables pour les citoyens, mais mal aimés

Les transporteurs sont essentiels, non seulement pour les entreprises, mais surtout pour les citoyens car cette filière approvisionne en denrées alimentaires, en produits médicaux et en d’autres besoins indispensables à la vie quotidienne. Cette catégorie professionnelle s’apparente, en métaphore, aux globules rouges du sang qui transportent l’oxygène à travers les organes, les tissus et les cellules du corps. Leur implication est davantage sollicitée en temps de crise, comme pendant la période de la pandémie du covid-19. Malgré leur indispensabilité, les chauffeurs de camions ne sont pas considérés et ressentent même le rejet de leurs concitoyens.

Transporteur seul sur la route pendant Covid
Les transporteurs étaient bien seuls sur la route pendant l’épidémie de Covid19

Des conditions de travail déplorables

Les conducteurs de poids lourds exercent souvent leur fonction sous certaines contraintes. Ces conditions comptent parmi les exigences de leur métier. Les heures de conduite et l’aide aux manutentions sont, entre autres, les tâches qui nécessitent beaucoup de force physique et qui, à la longue, peuvent devenir astreignantes.

Leurs conditions de travail sont encore plus ardues en ces temps de crise à cause de la fermeture des différentes structures. Force est de constater que les chauffeurs routiers peinent à assurer leur fonction puisque les aires de repos ainsi que les restaurants ne sont pas accessibles. Parking, toilettes et douches sont devenus un véritable luxe pour la plupart d’entre eux. Les centaines de kilomètres à parcourir se transforment parfois en calvaire, raison pour laquelle les éventualités des retraits sont envisageables. Or, une telle mesure réduirait le nombre des personnes actives, et par la même occasion l’acheminement des différentes marchandises.

Des difficultés rencontrées au sein des entreprises

Leur principale mission est de partir du point de chargement pour arriver à un lieu précis pour le déchargement, dans l’objectif de transporter des marchandises et des biens. Les transporteurs font également face à de grosses difficultés, en plus des conditions pitoyables vécues en cours de route. Certains personnels des dépôts n’hésitent pas à les rejeter en leur refusant une simple tasse de café, au pis l’accès aux toilettes. Ces professionnels ont l’impression d’être considérés tels des pestiférés. Au vu des rôles joués par les transporteurs, ces derniers méritent bien mieux. Les diverses marchandises n’arrivent pas par magie chez les commerçants qui les distribuent. Derrière ces étalages se cachent les missions parfois ardues de ces professionnels qui font également front à d’éventuelles contaminations, en plus de la pénibilité de leurs tâches.

Les voies de recours pour améliorer la situation

Conscients de ces difficultés vécues par ces professionnels, les syndicats et les fédérations, entre autres la FNTR (Fédération nationale des transports routiers), la CFTC, la CFDT et la FO, ont beaucoup milité afin d’améliorer la situation. Ainsi, certains services ont été rouverts et le droit de retrait est envisageable lorsque les transporteurs en ressentent le besoin. Toutefois, compte tenu des nombreux problèmes rencontrés, ces dispositions semblent encore insuffisantes, surtout si le transport routier est considéré tel un levier économique important.